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Mardi 27 mars 2007

 

Radiologue en région messine, je réalise des dessins humoristiques sur le monde médical. Vous les trouverez classés par rubriques dans l'album. Ils servent entre autres à l'illustration d'un site d'expression médicale tous les week-end (Exmed.org). Personne ne sera épargné !
Par ailleurs, comme j'ai été contactée pendant les fêtes pour l'achat de deux de ces dessins (un servant à décorer une salle d'attente d'un confrère, le deuxième offert à un étudiant en médecine), j'ai donc décidé de les mettre en vente. Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à me contacter, chaque image est un unique exemplaire, de format 46/61, non encadrée.
D'autre part, quelques pages sont ouvertes contenant ma peinture.."sérieuse": certaines de mes acryliques et de mes aquarelles. Cette galerie sera régulièrement complétée.
Bonne visite!

par Bour Cécile publié dans : c.bour
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Lundi 7 janvier 2008


La caricature médicale a toujours existé. Dans l'Antiquité, on s'amusait cruellement des travers des malades. Les infirmes étaient raillés, dans des peintures, statuettes etc..., essentiellement, et plus que le médecin , car celui-ci avait un statut sacré; en effet, dans de nombreuses civilisations le médecin était à la fois celui des corps et celui de l'âme, possesseur du savoir, et il est plus facile de se moquer de celui qui est marqué que de celui qui détient un supposé pouvoir de guérison. Le médecin est alors donc peu stigmatisé.

Dans le Moyen-Age, la situation évolue dans le sens où l'homme a fondamentalement peur de la mort. C'est bien ce qui caractérise cette époque, on retrouve de nombreuses représentations de la mort sous forme d'un squelette plus ou moins armé, et de danses macabres, très à la mode. L'homme du Moyen-Age considère que la vie ici-bas n'est qu'une épreuve , et que l'important réside dans le soin de son âme. Le médecin est donc appelé en derniers recours et son art est vu plutôt avec méfiance, voire mépris, et la médecine tournée en dérision car que peut-elle réellement contre la mort, alors que la seule chose importante est le salut de l'âme?C'est l'avènement du christianisme qui a changé progressivement la donne, il est malvenu de se moquer d'autrui, la commisération et la charité sont des valeurs morales placées au-dessus de tout. La douleur d'autrui cesse d'être comique, hormis peut-être la douleur dentaire, inspirant délicieusement les artistes à travers les époques, peut-être en raison de la disproportion entre la petitesse de l'organe et l'immensité de la douleur qu'il occasionne. Bientôt on remarque une régression de la caricature des patients au profit de celle des médecins, de la Renaissance jusqu'au temps de Molière où là, bien sûr, on s'en donne à coeur joie. Le médecin, son attirail, son jargon, sa vêture, ses outils, tout est prétexte à des écrits sarcastiques, dessins, caricatures etc...

Ceci perdure jusqu'à nos jours , de façon plus proche citons encore Honoré Daumier, et encore plus contemporain Serre, qui, selon mon humble jugement, sont des Maîtres incontestés du dessin humoristique médical.
Pour comprendre finalement pourquoi la caricature médicale fait rire, il faut d'abord comprendre ce qui provoque le rire. Le rire apparaît lorsqu'une faille intervient dans un état de choses établi. La transformation d'une chose sacrée en un objet profane, périssable, humain, par l'intervention d'un défaut, nous semble ainsi ridicule. Par exemple, la vue d'un monsieur très sérieux , bien vêtu, solennel, représentant l'ordre, en train de glisser sur une peau de banane nous apparaît spectacle parfaitement hilarant. Le caricaturiste réalise un "portrait-charge" qui a pour but de faire descendre son modèle du haut d'un piédestal qui lui conférait une éternité intouchable. On ne rit donc pas des mêmes choses selon les époques, cela dépend de la vision du monde, de ce que l'on considère comme ordre divin. Ainsi dans l'Antiquité la difformité fait rire; puisque la beauté du corps est sacrée, divine, sa désacralisation est comique. Nous avons vu que l'homme du Moyen-Age était confronté à une rudesse de vie qui lui faisait redouter la mort. La Mort devient divinité, ainsi tout ce qui y touche est sacré, et la médecine qui s'y oppose semble ridiculement présomptueuse, elle constitue cette faille qui fait rire de par sa prétention, son outrecuidance à vouloir vaincre l'inéluctable, et aussi de par son attachement au corps, cette enveloppe charnelle qui n'est que vanité.
La mort cesse d'être chose divine, ou chose sacrée avec l'évolution de la science. Le savoir transforme la vision du monde, mais si la nouvelle divinité est la Science, le scientifique ,lui, est bel est bien accessible aux sarcasmes. C'est lui qui est faillible à présent, on glisse ainsi à travers les époques du corps sacré à la médecine sacrée et c'est  le médecin , profane de par ses propres maladies, ses propres erreurs , qui sera désormais et jusqu'à nos jours à l'honneur dans la caricature médicale de l'homme moderne, opposé à la divine science de par ce qu'il est........ un humain.

 

par Bour Cécile
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Mardi 8 janvier 2008
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par Bour Cécile
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Mardi 8 janvier 2008
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par Bour Cécile
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Mardi 19 février 2008
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par Bour Cécile
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Mercredi 20 février 2008






par Bour Cécile
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Mardi 1 avril 2008
Nous n'avons pas la même égalité des chances devant l'humour. Sa finalité, nous la connaissons, il sert à faire passer des idées, à nous rendre populaires vis à vis d'un auditoire, à avouer plus facilement une bévue, à conquérir l'âme soeur... Mais qui pratique l'humour, le vrai, pas le comique genre entartage ou grimaceries funèsiennes? L'humour passe généralement par le verbe, et il comporte de façon plus ou moins prononcée la contestation, la rebellion. Qui sont les vrais, les grands humoristes, qui nous amusent tant? Souvent des personnes qui ont la capacité de se distancer de la réalité pour mieux l'observer. Ces gens-là possèdent un fond de "dépression désabusée" dans leur regard sur leur temps et leurs concitoyens , et une aptitude à transformer leurs angoisses , leurs déceptions, leurs phobies , bref leur souffrance, en une dérision salutaire, qui leur permet, à notre plus grand plaisir, de se gausser de ces choses déplaisantes, façon aussi pour eux de les surmonter. C'est pour cela que fréquemment les humoristes, en privé, sont décrits comme des personnes difficiles à vivre et traversant de graves crises existentielles. On peut donc conclure que les gens les plus dénués d'humour seraient ceux qui ne se posent jamais de question, sont toujours en accord avec eux-mêmes, et qu'il est préférable de posséder un stock d'angoisses, de dépressions et d'être mal dans sa peau pour faire rigoler...A méditer.
par Bour Cécile
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Jeudi 3 avril 2008
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par Bour Cécile
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Mercredi 16 avril 2008
par Bour Cécile
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Mercredi 16 avril 2008

par Bour Cécile
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